le chaos affectif : la carence mène-t-elle à la délinquance ?

 2016 "le choas affectif : la carence mène-t-elle à la délinquance ?"

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Exposé du thème et liste des Intervenants :

… On ne sait pas toujours à quel point les enfants 

Gardent de leurs blessures un souvenir cuisant

Ni le temps qu’il faudra pour apprendre à guérir

Alors qu’il suffisait peut-être d’un sourire

Yves Duteil (blessures d’enfance)

     Une toute petite variation des données de départ peut, par une succession d’accumulation provoquer des résultats inattendus. Edward Lorenz parle d’effet papillon. Ce qui veut dire qu’un battement d’aile d’un papillon en Amérique peut finir par déclencher une tornade en mer de Chine et c’est le chaos…

    Or dans cette théorie il y a des processus qu’on ne peut complètement prédire, il est difficile d’envisager un comportement sur le long terme.

    Cette Journée va essayer de nous apporter des réponses sur ce que et sur ce qui provoque le chaos affectif, sur les carences que l’enfant va supporter ou non, sur l’éventuelle délinquance vers laquelle il peut être amener à se laisser aller.

     Que va faire notre cerveau limbique pour réguler des émotions ressenties alors que tout est confus, désordonné et est ressenti comme inextricable.

     La bonne qualité des inter-réactions entre l’enfant et l’environnement lui permet d’acquérir des repères constants nécessaires à son développement harmonieux. Mais quand il existe une insuffisance de maternage ou un excès de maternage, voire une absence complète de maternage : comment va-t-il s’en sortir sans basculer dans la violence, dans la délinquance.

     Au vu du comportement de l’enfant : protestation, révolte, alternance d’espoir et de désespoir, on peut constater qu’une certaine dose de détachement émotionnel se met en place comme si après la disparition ou l’abandon de l’image sécurisante, le comportement se réorganisait sur l’absence permanente et l’effacement de la culpabilité ;

     Carences affectives ou excès fusionnels ces enfants manquent ou ont manqué d’intégrations structurantes précoces et plus tard ces victimes de ce chaos affectif ne vont être capables, la plupart du temps, d’intégrer aucune règle et ne pourront se soumettre en rien…

  Pourtant on peut poser la question : pourquoi et comment certains adolescents arrivent-ils à se reconstruire après un choc psychique et d’autres non. Comment s’en sortent ces enfants dit « cas-sociaux », qui sont en institutions ou en famille d’accueil ou ballottés de droite à gauche ?

  Quelles sont donc les composantes neuro endocriniennes de nos animaux. Que nous apprennent-ils ? Par exemple qu’un agneau dispose de 48 heures pour s’attacher à sa mère et si la colle affective ne prend pas, son espérance de vie ne dépassera pas quelques jours. A l’inverse, un chaton privé de mère se développe quand même.

  Et ces enfants ?

  Certains vont, après une rupture du lien se créer un cadre sécuritaire et d’autres n’y arriveront peut-être pas.

  Pourtant les personnes qui parviennent à déclencher un processus résilient après avoir affronté le chaos deviennent au contraire, altruistes. Elles ne se replient pas dans un clan pour affronter l’adversaire, mais rêvent d’aider ceux qui ont connu le même malheur et de leur procurer les moyens de s’en sortir, alors comment vont s’en sortir ces « 40 voleurs en carence affective » ?

  Comme le dit Boris Cyrulnik :  » de la souffrance peut naître le meilleur ».

  … des questionnements qui vont certainement trouver réponse tout au long de cette 19ème Journée Annuelle de la Petite Enfance à l’Adolescence.

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Programme :

« émotion et empathie : que fait le cerveau limbique ? »

« il était une fois un agneau, un chat, un enfant qui dormaient »

« carences affectives précoces: effets sur le développement de l’enfant ? »

« exclusion, destructivité »

projection d’un court métrage approfondissant la réflexion sur le thème

« violence et lien d’attachement quel résultat ? »

« trauma en creux, trauma en plein »

« résister ou décompenser »

« 40 voleurs en carence affective »

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 Intervenants :

Mme Emmanuelle BONNEVILLE-BARUCHEL – Psychologue clinicienne-Maître de Conférence en Psychopathologie et Psychologie Clinique Université Lumière Lyon 2-Chercheur au Laboratoire CRPPC

Dr Boris CYRULNIK – Psychiatre-Ethologue – Directeur d’Enseignement d’Ethologie-Université Toulon – Var

M Jean-Pierre DANIEL – Artisan Pédagogue en Cinéma – Président de l’association des Enfants de Cinéma – Marseille

Pr Jean-Yves HAYEZ – Pédopsychiatre – Docteur en Psychologie – Professeur Emérite de la Faculté de Médecine de l’Université Catholique de Louvain – Belgique

Dr Emilie OLE – Psychiatre-Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier Département Urgences et Post Urgences psychiatriques-CHU Montpellier/Université de Montpellier – Responsable du Centre expert bipolaire de la Fondation Fondamental – Membre de l’unité INSERIM U1061

Pr Patrick PAGEAT – Directeur Scientifique de l’Institut de Recherche en Sémiochimie et Ethologie Appliquée – Professeur de Pathologie du Comportement sous contrat à la Faculté de Médecine Vétérinaire de Turin

Mme Hélène ROMANO – Docteur en psychopathologie clinique – HDR – Consultation spécialisée de Psycho-Traumatisme – Expert près les Tribunaux

Pr Claude de TYCHEY – Professeur de Psychologie Clinique et Psychopathologie Université de Lorraine Campus SHS Nancy – Directeur du groupe de recherches en Psychologie Clinique et Projective-Interpsy – Université de Lorraine

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