apprentissage et neurosciences 

2018 "apprentissage et neurosciences"

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Exposé du thème et liste des Intervenants :

…« Apprendre … 
À lire, à écrire, à compter 
Ouvrir les portes encore fermées 
Sur ce savoir accumulé 
Qu’on lui en donne un jour la clé 
Il a le monde à sa portée… »
(Yves Duteil – chanson « apprendre »)

Une journée pour entre bailler cette porte vers la découverte ou la redécouverte de ce qu’est l’apprentissage et les neurosciences qui sont au cœur de l’actualité et qui nous éclairent sur la façon dont le cerveau se développe et fonctionne en s’appuyant sur des méthodes qui vont des techniques de psychologie expérimentale et à toutes celles de l’imagerie cérébrale.

Comme rien n’est définitif on sait que certaines stratégies d’apprentissage fonctionnent mieux que d’autres, il est plus facile de mémoriser ce que l’on comprend. Le cerveau est un organe plastique qui évolue tout au cours de la vie. Il est constitué entre autres de neurones et de liaisons neuronales. Activer un souvenir permet de renforcer ces connexions et d’améliorer la mémoire.

Nous allons aussi découvrir que l’épigénétique est un processus qui s’ajoute à la génétique. Elle permet de réguler l’expression des gènes qui est une fonction essentielle au développement et au fonctionnement d’un organisme pluricellulaire. L’épigénétique est au centre de l’interaction entre l’environnement et la génétique et la période in utéro est une étape de la vie qui est le plus sensible.

Nous allons aussi nous poser la question suivante « A quoi sert la confiance en soi dans la construction psychique de l’enfant ? » Elle est indispensable pour que l’enfant ait envie d’entrer en relation avec l’autre, ait envie d’apprendre et aussi de transmettre, c’est ce qui le rendra fort pour surmonter les embûches et les doutes. Les 3 premiers mois de la vie sont fusionnels, la figure d’attachement répond spontanément au besoin du bébé ce qui provoque en lui un sentiment de toute puissance. Après il est en capacité de subir ses premières frustrations. En ce qui concerne le repérage du manque de confiance c’est souvent l’école qui en sera le révélateur.

Même si l’agressivité est inhérente à l’affectivité, l’enfant va mettre en lien l’affectivité et l’art du raisonnement c’est en fait prendre en compte les émotions de l’enfant dans les apprentissages en prenant au sérieux son intelligence émotionnelle. L’affectivité permet à l’enfant de grandir en impliquant sa reconnaissance au plan cognitif. Lorsque l’enfant commence sa vie de petit écolier, l’école maternelle va constituer la base affective du plaisir d’apprendre il ne pourra le faire que si il s’y sent sécurisé. Il a encore besoin de cette niche sensorielle affective composée des figures d’attachement comme sa mère, son père, ses frères et sœurs, ses petits copains mais aussi des personnes d’accueil de la petite enfance. Ces professionnels auront la responsabilité de de leur transmettre non seulement du savoir mais de la confiance.

La Bien-Traitance

En déclinant autour de ce néologisme tant de mots qui l’étayent et l’éclairent.

Les connaissances acquises depuis plus d’un demi-siècle dans la compréhension et le développement du jeune enfant et du rôle de son environnement ont transformés l’ensemble des pratiques autour de la petite enfance. Un proverbe chinois dit que « les parents ne peuvent donner que deux choses à leurs enfants : des racines et des ailes ». La bien-traitance, si bien enracinée soit-elle, appelle aujourd’hui à un nouveau souffle celui qui lui donnera les ailes dont elle a besoin pour que nos enfants naissent, grandissent et se construisent dans une société, justement, bien-traitante.

Pour exister l’enfant a aussi besoin d’appartenir à un groupe à une culture.

Le milieu va en quelque sorte sculpter son cerveau.
« Le « JE » ne peut exister sans un « NOUS auquel il appartient. »
 « Quand on ne sait pas d’où l’on vient on ne peut pas savoir où l’on va ».
Que l’enfant appartienne à celui qui l’a engendré, à celle qui l’a porté où à une structure plus large selon les cultures, la connaissance de ses origines est ce qui va structurer son temps.

Les intervenants, tous des professionnels, de grande renommée vont, tout au long de cette journée, nous permettre d’accéder à une meilleure connaissance des neurosciences en corrélation avec l’apprentissage.

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Programme :

« le cerveau attentif »

  • Discerner les processus attentionnels et leurs interactions avec les autres processus cérébraux
  • Apprendre à apprivoiser l’attention grâce aux neurosciences cognitives

« génétique, épigénétique, et si l’environnement était important »

  • Comment le milieu sculpte notre cerveau
  • De quelle manière les gènes interviennent dans son fonctionnement

« le développement psychique de l’enfant : entre cognition, affects et motivation »

  • Importance de la confiance en soi dans le développement psychique de l’enfant  
  • Les aspects moteurs, cognitifs et affectifs sont indissociables.

  projection d’un court métrage approfondissant la réflexion sur le thème

« processus éducatif et affectivité »

  • Pour apprendre mieux un enfant a besoin de se sentir en sécurité affectivement
  • Nécessité de la part des professionnel d’une attention particulière à l’enfant

« culture et bien-traitance : la valeur inattendue d’un trait d’union »

  • La bientraitance est-elle le contraire de la maltraitance
  • Pourquoi le néologisme de ce trait d’union nous interroge-t-il

« transmission du savoir et appartenance

  • La famille est la première instance de socialisation que la filiation soit biologique ou sociale
  • L’enfant va devoir s’adapter entre l’intérieur (mode de vie) et l’extérieur (société)

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Intervenants :

Dr Boris CYRULNIK – Neuro-Psychiatre – Ethologue – Directeur d’Enseignement d’Ethologie – Université Toulon-Var – Professeur des Universités

M Jean-Pierre DANIEL – Président de l’Association des enfants du cinéma – Marseille

Dr Saïd IBRAHIM – Pédopsychiatre – Chercheur en Ethnopsychiatrie – Marseille

Pr Catherine JOUSSELME – Professeur de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent Paris Sud – Chef de service à la Fondation Vallée – Gentilly – Chef du Pôle Enseignement INSERM

Dr Jean-Philippe LACHAUX – Neurobiologiste – Chercheur en Neurosciences Cognitives- Directeur de Recherche CNRS – Laboratoire Dynamique Cérébrale et Cognition – INSERM – Lyon

Pr Nicole PHILIP – Professeur des Universités – Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA Département de Génétique Médicale Hôpital d’Enfants de la Timone Marseille

Mme Danielle RAPOPORT – Psychologue clinicienne, cofondatrice de l’Association « Bien-traitance, formation et recherches » – Paris

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